Pour la CFTC EPR, les AESH sont indispensables à l’école inclusive, mais leur reconnaissance professionnelle et salariale reste largement insuffisante. Il est temps de passer des constats aux actes !
Le rapport conjoint de l’IGÉSR et de l’IGAS met en lumière une réalité que les AESH vivent quotidiennement : temps incomplets subis, faibles rémunérations, affectations multiples, manque de formation et de reconnaissance.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 24 heures de travail hebdomadaire en moyenne, des effectifs en hausse de plus de 70 % depuis 2017 et pourtant près de 10 % des élèves bénéficiant d’une notification d’aide humaine restent sans accompagnement.
Le constat est accablant, mais sans surprise !
L’école inclusive repose sur des personnels essentiels auxquels on refuse encore les moyens de vivre dignement de leur métier.
Le rapport préconise notamment une revalorisation salariale de 10 % et une meilleure reconnaissance des déplacements entre établissements. Des avancées que la CFTC-EPR réclame depuis longtemps !
Toutefois il écarte la fonctionnarisation des AESH et considère qu’une augmentation significative du temps de travail, à missions constantes, n’est pas envisageable.
Une fois de plus, c’est un acte manqué !
Pour la CFTC-EPR, il faut repenser l’organisation du travail plutôt que de condamner durablement ces personnels à la précarité.
La CFTC-EPR porte des revendications claires !
Depuis des années, à la CFTC-EPR, nous défendons :
- Un véritable statut de fonctionnaire, avec reconnaissance de la catégorie active.
- Un salaire digne, permettant de vivre de son travail.
- L’accès à un temps plein choisi, avec une organisation du travail adaptée.
- Une véritable carrière, avec formation, perspectives d’évolution et reconnaissance des compétences.
- De meilleures conditions de travail, la prise en charge des déplacements entre établissements et la reconnaissance des missions spécifiques, notamment des AESH-Co.
L’inclusion ne doit pas se faire au détriment de ceux qui la rendent possible !
La CFTC-EPR refuse que la recherche d’économies prime sur la dignité humaine. Reconnaître les AESH, ce n’est pas une dépense superflue, c’est investir dans l’avenir de notre école et de notre société.
Les rapports se succèdent. Les constats sont connus. Il est maintenant temps d’agir !
Pas de véritable inclusion sans reconnaissance. Pas de reconnaissance sans statut. Pas de dignité sans salaire décent !
Voter CFTC-EPR, c'est choisir l’humain, c'est défendre le service public.



