La CFTC-EPR affirme : le 1er mai appartient aux travailleurs...

Rédigé le 10/04/2026


La CFTC-EPR, dans le cadre de l'intersyndicale,  est présente et manifeste ce jour, pour affirmer avec force ce que d'autres, ailleurs, semblent vouloir mettre en question : le 1er Mai appartient aux travailleurs. Il leur appartient depuis 1886. Et il continuera de leur appartenir.

Il y a dans ce rassemblement quelque chose de profondément symbolique. Car ce n'est pas simplement une date que la CFTC-EPR défend aujourd'hui, c'est une mémoire. La mémoire de celles et ceux qui, bien avant nous, ont payé de leur liberté, parfois de leur vie, pour que nous puissions dire : ce jour-là, on ne travaille pas. Ce jour-là, on se souvient. 

Le 1er Mai n'est pas un jour off. Ce n'est pas un long week-end de plus dans un calendrier déjà chargé. C'est le seul jour férié légalement consacré à la cause ouvrière dans notre droit. Le seul. Et l'on voudrait aujourd'hui en faire un jour comme les autres ? Un jour négociable ? Un jour monnayable ? Non. Mille fois non.

La CFTC-EPR a toujours défendu une conception exigeante du travail : le travail digne, le travail protégé, le travail reconnu. Nous ne sommes pas contre la croissance. Mais nous refusons que la croissance se construise sur l'effacement des droits fondamentaux des travailleurs.

Actuellement, les travailleurs connaissent les métiers exposés, les salaires trop bas, les déserts médicaux, l'éloignement institutionnel, les spécificités de nos territoires que trop souvent on oublie à Paris. 

C'est pourquoi la voix de la CFTC-EPR ne sera jamais une voix d'accompagnement passif.  Et aujourd'hui, la CFTC-EPR est là pour dire clairement : toute mesure qui remettrait en cause le caractère férié et chômé du 1er Mai constituerait une régression sociale inacceptable, qu'elle conbattra par tous les moyens légaux à sa disposition.

Certains diront que nous dramatisons. Que personne ne songe sérieusement à supprimer le 1er Mai. Peut-être. Mais nous avons appris, dans le mouvement syndical, qu'un droit qu'on ne défend pas est un droit qu'on perd. Que les conquêtes sociales ne se conservent pas toutes seules. Elles se défendent, chaque jour, par l'engagement, par la présence, par le nombre.

Alors oui, nous sommes présents pour dire que le 1er Mai restera férié et chômé. Pour tous les travailleurs, le 1er Mai, on ne travaille pas, on se souvient, on espère. Et on recommence, le lendemain, à construire ensemble un monde du travail plus juste.

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