La CFTC Enseignement Public et Recherche alerte et formule des propositions responsables.
Le ministère de l’Éducation nationale a confirmé la suppression de 4 000 postes d’enseignants pour la rentrée 2026, dont plus de 2 200 dans le premier degré et environ 1 800 dans le second degré, dans un contexte de baisse démographique évaluée à 150 000 élèves.
Cette annonce, présentée aux organisations syndicales lors du Comité social d’administration, suscite une vive inquiétude quant à ses conséquences sur la qualité du service public d’éducation et sur les conditions de travail des personnels.
Si la CFTC Enseignement Public et Recherche reconnaît la réalité de l’évolution démographique, elle estime que la logique purement comptable ne peut suffire à fonder une politique éducative. La perspective d’un million d’élèves en moins d’ici 2029 doit être l’occasion non pas d’affaiblir l’École, mais au contraire de repenser son organisation pour améliorer la réussite de tous.
La CFTC Enseignement Public et Recherche défend une approche équilibrée, fondée sur la responsabilité et le dialogue :
- Ne pas traduire mécaniquement la baisse démographique par des suppressions de postes, mais utiliser cette évolution pour :
- Réduire les effectifs par classe, notamment en éducation prioritaire et dans les territoires fragiles ;
- Renforcer l’accompagnement des élèves à besoins particuliers (inclusion, difficultés scolaires, handicap).
- Garantir l’équité territoriale, en évitant que certaines académies ou zones rurales soient disproportionnellement pénalisées par la carte scolaire.
- Préserver un volant suffisant de remplaçants, afin d’assurer la continuité pédagogique, aujourd’hui trop souvent fragilisée.
- Ouvrir une véritable concertation avec les organisations syndicales, pour construire une carte scolaire plus juste et plus lisible, plutôt que de l’imposer dans l’urgence budgétaire.
- Investir dans l’attractivité des métiers de l’éducation, car la question des moyens humains ne peut être dissociée de celle des salaires, des conditions de travail et de la reconnaissance professionnelle.
La CFTC Enseignement Public et Recherche rappelle que l’École ne peut être gérée comme une simple variable d’ajustement budgétaire.
La CFTC Enseignement Public et Recherche appelle le ministère à faire de la période actuelle une opportunité pour améliorer la qualité du service public d’éducation, dans l’intérêt des élèves comme des personnels, et à privilégier une approche fondée sur le dialogue, la justice et la responsabilité.